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Covid 19 – Informations

LE COVID LONG

Par le Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches du Rhône : VOIR
Par le CRES PACA : VOIR

Le webinaire  « Symptômes prolongés de la Covid-19 chez l’adulte – dédié aux médecins généralistes » réalisé par l’HAS est toujours disponible à l’adresse suivante

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Covid-19 : la HAS précise les populations éligibles à une dose de rappel de vaccin

La France traverse actuellement une quatrième vague de l’épidémie de Covid-19, liée notamment à la circulation sur l’ensemble du territoire national du variant delta. Afin de renforcer la protection vaccinale de la population, le ministère chargé de la Santé a saisi la HAS pour préciser les populations éligibles à une dose de rappel de vaccin. À la lumière des dernières données disponibles, la HAS publie aujourd’hui son avis dans lequel elle préconise à ce stade une dose de rappel chez les personnes de 65 ans et plus et celles à risque de formes graves de Covid-19, à compter du début de la campagne de vaccination antigrippale prévue fin octobre.

Les premiers objectifs de la campagne de vaccination contre le SARS-CoV-2 étaient de réduire la mortalité, les formes graves de la Covid-19 et la tension sur le système de santé, ainsi que la circulation de l’épidémie. Après une courte accalmie à la fin du printemps, la reprise épidémique liée à l’apparition du variant delta, plus transmissible, a rappelé le caractère crucial de ces enjeux.
Le 12 août dernier, le ministère chargé de la Santé a confirmé la mise en place d’une campagne de rappel de vaccination à partir de mi-septembre pour les résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD), les personnes de plus de 80 ans vivant à leur domicile, celles qui présentent un très haut risque de forme grave de Covid 19[1], et les personnes immunodéprimées. Le ministère a en outre saisi la HAS, le 18 août 2021, sur l’opportunité d’étendre à d’autres populations cette campagne de rappel et sur la probabilité qu’à te rme un r appel vaccinal en population générale soit nécessaire. Dans la suite de son avis du 15 juillet 2021, la HAS a poursuivi la surveillance active des nouvelles données disponibles, avec une attention particulière pour celles qui concernent l’efficacité des vaccins contre la Covid-19 (en vie réelle et dans les essais cliniques) en vue d’identifier rapidement d’éventuelles situations de baisse de la protection conférée par la vaccination et justifiant de ce fait d’envisager une dose de rappel. La HAS publie aujourd’hui un avis prenant en compte ces dernières données. Elle précise que pour des raisons organisationnelles liées à la campagne de vaccination anti-grippale prévue à l’automne, elle rend cet avis en anticipation de l’autorisation de mise sur le marché devant être accordée par l’EMA.

Une dose de rappel recommandée, à ce stade, pour les personnes de 65 ans et plus ainsi que celles qui présentent des comorbidités à risque de formes graves de Covid-19

Après avoir analysé les données disponibles, la HAS propose une dose de rappel avec un vaccin à ARNm pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes présentant des comorbidités[2] qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19. Cette dose de rappel doit être administrée après un délai d’au moins 6 mois suivant la primovaccination complète.

En effet les études récentes suggèrent une réduction de l’efficacité de tous les vaccins, en particulier contre le variant delta. Cette baisse de la protection concerne essentiellement l’infection et les formes symptomatiques. On observe également une légère baisse d’efficacité sur les formes graves qui restent globalement bien couvertes par les vaccins. La baisse ne touche pas seulement les personnes âgées et les populations à risque de formes graves, mais ces dernières demeurent les plus affectées. La HAS insiste néanmoins sur le fait que ces études observationnelles présentent des limites méthodologiques qui peuvent affecter les estimations de l’efficacité des vaccins et que la moindre efficacité suggérée par certaines études nécessite d’être confirmée par d’autres études et à plus long terme. Il est à noter que l’admin istration d’une dose de rappel à distance de la primovaccination n’est, à ce jour, pas encore prévue dans les autorisations de mise sur le marché conditionnelles des différents vaccins disponibles. L’avis de la HAS, rendu à la demande du Gouvernement pour permettre l’organisation et l’anticipation de la campagne de rappel, est donc conditionné à la validation de ce rappel par l’agence européenne du médicament (EMA).

En ce qui concerne les personnes primovaccinées avec le vaccin Janssen, la HAS recommande qu’une dose de rappel avec un vaccin à ARNm (Comirnaty® ou Spikevax®) leur soit proposée à partir de 4 semaines après la première injection. Les données montrent en effet une protection insuffisante conférée par une seule dose de vaccin (Comirnaty®, Spikevax® ou Vaxzevria®) contre les formes symptomatiques liées au variant Delta, et les données disponibles ne permettent pas de confirmer l’efficacité à long terme du schéma de vaccination à une dose du vaccin Janssen contre le variant Delta.
Enfin, quel que soit le vaccin utilisé pour la primovaccination avec un vaccin à ARNm, la HAS estime qu’il n’y a pas d’argument suffisant, à ce jour, pour recommander préférentiellement un vaccin par rapport à l’autre pour la dose de rappel, les deux vaccins à ARNm disponibles (Comirnaty® et Spikevax®) étant tous les deux très efficaces contre les formes graves de Covid-19, y compris celles liées au variant Delta.

Simplifier le parcours vaccinal en administrant le vaccin contre la grippe et celui contre la Covid de manière concomitante

L’avis de la HAS est formulé en anticipation de l’organisation de la campagne vaccinale de cet automne. Ainsi, conformément à son avis du 12 mai 2021 et sous réserve d’absence d’interférence immune significative entre les deux types de vaccins dans les études en cours, la HAS propose, pour éviter tout retard à la vaccination antigrippale et simplifier le parcours vaccinal, de réaliser l’administration concomitante des vaccins contre la Covid-19 et contre la grippe saisonnière. Et ce, dès lors qu’une personne sera éligible aux deux vaccinations, la majeure partie des publics prioritaires de la vaccination antigrippale présentant également des risques de formes graves de Covid-19.

La HAS réaffirme que la priorité pour les prochaines semaines est de tout mettre en œuvre afin d’augmenter la couverture vaccinale, en particulier dans la classe d’âge des plus de 80 ans pour laquelle la couverture vaccinale complète reste insuffisante (79,9%) malgré leur grande vulnérabilité face à la maladie.
La HAS rappelle qu’il est également indispensable de maintenir un haut niveau d’adhésion aux mesures barrières, y compris chez les personnes ayant reçu un schéma de vaccination complet et en particulier au contact des personnes à risque de formes graves, une baisse d’efficacité étant observée vis-à-vis du variant delta, en particulier contre l’infection et la transmission. La HAS rappelle en outre qu’une meilleure couverture vaccinale est nécessaire au niveau mondial pour endiguer la pandémie.

Enfin, la HAS considère qu’il n’y pas, à ce jour, de donnée en faveur de l’administration systématique d’une dose de rappel au-delà des personnes ciblées par les annonces gouvernementales et par son avis. Toutefois, l’administration d’une dose de rappel deviendra probablement nécessaire au cours des mois qui viennent, sans qu’il soit encore possible à ce stade de se prononcer précisément, ni sur la population cible ni sur le calendrier. La HAS sera donc amenée à revoir ses recommandations dès que des nouvelles données le justifieront.

 

[1] Selon la liste établie par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. Vaccination en très haute priorité des personnes à très haut risque. Liste de pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19. Paris: COSV; 2021. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/liste_maladies_rares_cosv_fmr-2.pdf

[2] Haute Autorité de Santé. Stratégie de vaccination contre le Sars-Cov-2. Actualisation des facteurs de risque de formes graves de la Covid-19 et des recommandations sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner. Saint-Denis La Plaine: HAS; 2021. Stratégie de vaccination contre le Sars-Cov-2 – Actualisation des facteurs de risque de formes graves de la Covid-19 et des recommandations sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner

Pour en savoir plus :
Lire le communiqué de presse en ligne

Recours à l'HAD en période de tension hospitalière

Lors des deux précédentes vagues de COVID dans notre région, les structures d’HAD ont fortement contribué à prendre en charge à leur domicile ou en EHPAD des patients COVID +.

Actuellement, notre système hospitalier est fortement impacté par les hospitalisations pour COVID, que ce soit en hospitalisation conventionnelle ou en réanimation.

A la différence des épisodes précédents, un récent sondage montre que les HAD sont moins sollicitées pour éviter des hospitalisations ou en fluidifier les sorties.

Je vous prie de trouver ci-joint une plaquette élaborée conjointement par la FNEHAD et l’ARS Occitanie qui explicite le rôle et le place de l’HAD dans notre système de soins.

L’ARS Paca conforte cette démarche.

Préconisations de l'INCa à destination des professionnels de santé concernant les patients atteints de cancer "ultra-prioritaires" pour la vaccination contre le COVID-19

Avis de l’INCa basé sur la consultation des parties intéressées pertinentes

Cet avis ne concerne que les patients de plus de 16 ans

Hématologie :

  • Sont considérés comme ultra-prioritaires :
  • Les patients ayant reçu une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, selon les recommandations de la  société savante
  • Les patients traités pour une hémopathie aigüe dès lors qu’ils ne nécessitent pas une hospitalisation prolongée.
  • Les patients traités pour un myélome multiple, un lymphome, une leucémie lymphoïde chronique, et plus particulièrement en première et deuxième ligne
  • Les patients qui viennent d’être diagnostiqués.

Les patients qui viennent d’être diagnostiqués et qui doivent être placés à court terme en traitement actif, doivent faire l’objet d’une vaccination immédiate.

Concernant les patients recevant des anti-CD20, l’application du principe de précaution plaide pour leur vaccination sous réserve :

  • De l’information des patients
  • De décaler l’injection d’anti-CD20 à la deuxième ou troisième cure de traitement
  • D’inclure prioritairement ces patients dans les essais cliniques et cohortes en cours, peu de patients sont nécessaires.

Les patients suivants ne sont pas prioritaires :

  • Patients atteints de thrombocytémie essentielle traités par hydroxycarbamide (Hydrea)
  • Patients atteints de leucémie myéloïde chronique

Tumeurs solides :

Sont considérés comme ultra-prioritaires :

  • Les patients dont les traitements sont entrepris à visée curative
  • Les patients en traitement actif par chimiothérapie ou immunothérapie pour une tumeur broncho-pulmonaire
  • Les patients recevant une radiothérapie pour une tumeur intra-thoracique primitive ou avecun large volume d’irradiation risquant d’entrainer une immunosuppression intense

Pas de rôle des comorbidités, priorisation de façon indépendante.

Ceux ayant déjà fait COVID sont non prioritaires.

Lieu de réalisation des vaccinations :

  • La mise à disposition des doses de vaccin devrait être facilitée pour les patients ultra-prioritaires.
  • Chaque établissement autorisé au traitement du cancer devrait organiser un circuit de vaccination des patients ultra-prioritaires en son sein ou en collaboration avec ses partenaires et notamment les établissements constitutifs du même centre de coordination en cancérologie.
  • L’enjeu d’équité entre territoires et au sein d’un territoire est important et doit être pris en compte par les équipes impliquées. L’appui des réseaux régionaux de cancérologie peut être utile.

Date et protocole de réalisation des vaccinations :

  • La vaccination à un temps précis du parcours de soin et plus particulièrement de l’intercure de chimiothérapie n’a pas fait la preuve de sa supériorité.
  • Toutes les publications s’accordent sur l’importance de réaliser les vaccinations idéalement avant le début des soins du cancer.
  • Pour les patients en cours de traitement par chimiothérapie, la notion semblant la plus consensuelle est de ne pas vacciner les patients en phase d’aplasie.
  • proposer la réalisation de la vaccination le plus loin possible de la période d’aplasie, cette proposition incluant la possibilité de vacciner au J1 de la cure suivante.

Autres considérations :

  • La relation médecin-malade est importante dans le processus de décision partagée conduisant à la vaccination. Dans le cas d’une espérance de vie limitée à court terme du fait de l’évolution du cancer, il pourrait être légitime de ne pas retenir la possibilité de vaccination, en concertation avec le patient.
  • Il est important d’encourager l’inclusion des patients concernés dans des essais cliniques dédiés, permettant notamment de préciser la réponse immunitaire au vaccin contre le SARS-CoV-2 des patients atteints de cancer.

Malgré ces préconisations, nous sommes bien conscients de la limite de leur application en fonction de l’accès aux vaccins des établissements, pour le moment.

Preconisations de l’InCa

Priorisation des patients

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