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Le Burn Out des soignants n’est pas une maladie mais un syndrome. Les méthodes pour son dépistage restent controversées car manquent des outils spécifiques.

Le syndrome d’épuisement professionnel a été décrit pour la première fois chez les soignants par Freudenberger en 1974 dans les centres de désintoxication, comme une “brulure interne” même si la notion, restée confidentielle jusqu’alors, est plus ancienne.
Le terme a été depuis repris et décrit de manière suffisamment floue pour être adapté à l’ensemble des professions. Bizarrement notre société “oublie” qu’il touche particulièrement les soignants. Il est parfois confondu avec un syndrome dépressif alors qu’il s’en différencie par le fait que seule la sphère professionnelle est atteinte, même si l’épuisement professionnel peut entrainer secondairement une dépression.

Le soignant atteint d’épuisement professionnel ressent de la colère et le dépressif plutôt de la culpabilité. La profession se sent concernée et beaucoup d’entre nous s’occupent de soutenir, accompagner et traiter des confrères. Des initiatives et des formations fleurissent, chacun travaillant plus ou moins isolément, avec des projets plus ou moins désintéressés.

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins a récemment proposé de rassembler et de coordonner les différentes initiatives. Il préconise une “professionnalisation” de la prise en charge car les données théoriques se précisent.

Le Burn Out des soignants n’est pas une maladie mais un syndrome. Les méthodes pour son dépistage restent controversées car des outils spécifiques manquent. Le MBI (Maslasch Burn Out Inventory) en repère certains éléments psycho-sociaux. Avec cet outil qui permettait d’affirmer le syndrome sur la positivité d’un seul des trois items, on estimait que plus de la moitié des soignants avait pu être touchée à un moment ou à un autre. Les recherches actuelles, avec d’autres outils, situeraient plutôt sa fréquence aux alentours de 10-12 %. Lié au travail lui-même, à son organisation et à ses conditions, l’épuisement professionnel est pris en charge par les médecins du travail, spécifiquement formés. Ils peuvent faire appel à des psychiatres dans les formes graves.

REPERER LES MARQUEURS DE GRAVITE POUR PREVENIR LE RISQUE SUICIDAIRE

Certaines situations et surtout leur association (plus de 3 ou 4 ) sont des marqueurs de risque suicidaire :
• Addictions avec en particulier l’alcoolisation et l’autoprescription de psychotropes ou d’antidépresseurs.
• Difficultés financières et/ou dettes.
• Procédures juridiques, ordinales et/ou conflits administratifs, hiérarchiques ou harcèlement.
• Confrontation répétée aux impasses thérapeutiques et/ou aux erreurs médicales.
• Ruptures affectives ou divorce.
• Pathologies organiques ou psychiques.

La possibilité d’en parler plus facilement a entrainé sa démystification pour les collègues bien portants. La honte, la difficulté à se reconnaitre malade et le risque d’interdiction d’exercice (Art R4124-3 du code de déontologie) sont des freins susceptibles de paralyser toute demande d’aide. Peut-être, comme dans d’autres pays, faudrait-il dépasser la fausse protection confraternelle et la loi du silence. Au contraire, la bienveillance réciproque devrait nous pousser à intervenir auprès de ceux que nous sentons en difficulté tout comme nous nous devons d’intervenir pour prévenir les crises suicidaires.

DES STRUCTURES D’AIDE

Des structures de soin dédiées gérées par l’APSS existent, de même des structures d’écoute MOTS, ASRA, AAPML, SPS (pour les plus anciennes ou importantes) et de nouvelles en région, sans oublier les conseils de l’ordre départementaux, qui parfois se concurrencent.

Liste non exhaustive de structures d’aide aux médecins en difficulté
(cliquez pour agrandir le tableau)

N'HÉSITEZ-PAS À CONTACTER :
L’Ordre des Médecins de votre département :
• Bouches-du-Rhône : 04 96 10 10 20
• Alpes-Maritimes : 04 93 81 78 78
• Var : 04 94 09 02 39 (le matin)
• Vaucluse : 04 90 03 64 30
• Alpes de Haute-Provence : 04 92 31 17 39
• Hautes-Alpes : 04 92 53 85 29

LA COMMISSION MED’AIDE
DE L’URPS ML PACA

Une commission spécifique de l’URPS ML PACA, MED’AIDE a été créée. Elle se propose comme un relais, en coordination avec les autres aides existantes, pour proposer des outils. Actuellement elle œuvre pour sensibiliser les organismes de recouvrement des charges professionnelles, les caisses d’assurance maladie et les tribunaux, aux signes et facteurs de risque de l’épuisement professionnel.
La commission intervient auprès des structures proposant des fonds d’aide sociale aux médecins en difficultés financières. Par ailleurs elle constitue une banque de fiches ressources autour de l’exercice médical libéral pour faciliter :
• l’installation des médecins
• l’accès aux informations des personnes en difficulté
• l’intervention auprès d’un confrère potentiellement en épuisement professionnel

Des fiches à retrouver sur le site et dans la revue.
Un numéro de téléphone 04 65 40 00 10 (demander ASSIA)
ou un mail medaide@urps-ml-paca.org

pour contacter les membres de la commission.

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