skip to Main Content

Gilbert FABRE, Psychiatre libéral, Président du réseau ASMA

David SOFFER, Psychiatre libéral, médecin coordonnateur du réseau ASMA

L’adolescent est accessible.

Demandeur sans vouloir être aidé, il accepte, souvent par onomatopée de répondre au médecin.

Un climat de confiance peut s’établir et des questions, parfois délicates, être abordées.

Le recours au  jeu de rôle aide souvent à décentrer l’adolescent de sujets difficiles qui seront, pour le coup, plus facilement acceptés.

Sans qu’il y ait vraiment une hiérarchie dans les questions, celles-ci permettent progressivement d’évaluer le risque suicidaire en retrouvant les facteurs prédisposant, contribuant, voire précipitant cités dans la page précédente….

Ainsi il est possible de scanner au cours d’une consultation quelques élément essentiels comme :

• un simple « Ça Va ? »  qui permet  d’avoir une petite idée du moral de l’adolescent et, même s’il est un peu plus disert, de l’idée qu’il a de lui même, de son estime de soi …

• le motif et l’examen clinique associé qui permettent de repérer comment il perçoit la maladie, surtout s’il est atteint d’une maladie chronique necessitant un traitement continu avec des dangers potentiels comme le diabète.

• la famille, comment se situe t il par rapport à elle ? Vit il la relation à sa famille comme stable, rassurante ou est il en opposition ? Se sent il compris ? Et y a t il quelqu’un dans la famille en qui il peut avoir confiance ? D’ailleurs fait il facilement confiance ? A t il des amis, de vrais amis, réels, à l’école, dans le quartier ? Virtuels sur les réseaux sociaux ? Ou est il isolé, dans sa chambre sans communiquer avec qui que ce soit ?

• L’école, d’ailleurs, y est il bien ? arrive t il à travailler ? S’y ennuie t il ? Se moque t on de lui ou est ce qu’il se fait harceler ? Comment est vécu cette école ou son lieu de formation ?

• Les amis … Mais aussi les « amours » sujet sensible, surtout si l’adolescent a une image de soi dégradée ou au contraire s’il s’engage dans une sexualité, à risque car non protégée, débridée … A t il des soucis avec, vit il mal son orientation sexuelle ?

• Ce qu’il consomme : cannabis, alcool, seul ou avec de s « amis » ??

• La mort, le risque de mourir, y pense t il ? A t il des proches qui sont décédés ? Et s’il y pense lui arrive t il de penser à se supprimer ? a t il déjà essayé ? Et sait il comment on y arrive ?

Ces questions permettent d’écarter ou, au contraire, d’envisager un risque suicidaire tel que défini dans la page précédente.

Selon la tonalité, la précision et la détermination affichée .. Il est légitime d’estimer être en présence d’une crise suicidaire, voire de l’imminence d’un passage à l’acte véritable urgence médicale nécessitant une observation en milieu hospitalier.

Back To Top